Après l’élection d’Obama, il est plus difficile de parler de race en Amérique

Après l’élection d’Obama, il est plus difficile de parler de race en Amérique La question raciale est devenue « l’éléphant dans un magasin de porcelaine », pour employer un colloquialisme américain : un sujet dont personne ne parle ouvertement mais omniprésent et inévitable. C’est aussi pour cela qu’il est devenu difficile de mesurer ou de prouver que les gens parlent de race quand ils n’en parlent pas. Parmi la communauté afro-américaine, certains résistent au fait que l’opposition vis-à-vis d’Obama soit motivée surtout par un sentiment d’inconfort racial- car cela amènerait la gauche américaine à éviter, dans le futur, de choisir d’autres candidats noirs.

26.03.2013 | par Kathleen Gomes

Amílcar Cabral a été assassiné il y a 40 ans - conversations a propos de Amílcar

Amílcar Cabral a été assassiné il y a 40 ans - conversations a propos de Amílcar Patiemment : comme il a convaincu les parents, même ceux de religion musulmane, que les filles devaient étudier comme les garçons. Comme il a réussi à imposer, dans les comités des zones libres, la présence de femmes. Même s’il a dû accepter que, dans la milice, les combattantes se limitent à la défense des villages. C’est de lui, de l’ingénieur agronome connaisseur des différents peuples de Guinée, qu’est venu le mot d’ordre, suite du massacre de Pidjiquiti : déplacer la lutte vers les champs, procéder à la mobilisation des paysans. Un mot d’ordre qui, à l’époque de son assassinat, le 20 janvier 1973, était sur le point de porter ses fruits, avec la proclamation de l’indépendance.

24.03.2013 | par Diana Andringa

L’apartheid en Afrique du Sud n’est pas mort

L’apartheid en Afrique du Sud n’est pas mort L’assassinat de 34 mineurs par la police sud-africaine, touchés dans le dos pour la plupart d’entre eux, en finit avec l’illusion de la démocratie postapartheid et révèle le nouvel apartheid mondial pour lequel l’Afrique du Sud est le modèle tant historique que contemporain.

22.03.2013 | par John Pilger

A la recherche d’une poétesse et d’un espoir angolais

  A la recherche d’une poétesse et d’un espoir angolais « J’étais allé rendre visite à Lídia, qui logeait dans l’appartement de Paulete, et je n’en suis plus sorti. Les coups de feu paraissaient venir de toute part », écrit le narrateur de « Estação das Chuvas ». « La télévision montrait des images de guerre. Des enfants avec des lacets rouges attachés autour de la tête, des walkmans dans les oreilles, des cartouchières de munitions croisées sur la poitrine. (…) Lídia ne voulait pas regarder la télévision. Pendant ces trois jours, elle s’est enfermée dans sa chambre pour écrire. (…) Quand les coups de feu se sont arrêtés, je suis sorti avec elle. Nous avons été à pied jusqu’à la pointe de l’Ile, feignant de ne pas voir la ville en ruines après les ultimes affrontements. La folie nous encerclait, étendait sur nous ses longues pattes telle une araignée. L’odeur me rappelait le 27 mai. La même furie, le même vertige. (

19.02.2013 | par Susana Moreira Marques

Financement collectif – Merci à tous !!!!

Financement collectif – Merci à tous !!!! nous avons lancé une campagne de collecte de fonds, sur Massivemov, afin de produire notre première publication sur papier. Tout au long de l’année 2013, l’équipe BUALA va travailler, pour la première fois, sur une thématique spécifique, le Corps, sans abandonner le travail d’archives. La campagne s’est très bien déroulée, reflet de la grande adhésion et générosité des lecteurs, des collaborateurs, des institutions partenaires et surtout des amis dévoués, ceux qui en plus nous ont contaminés pour porter plus avant projets et volontés. Maintenant nous avons plus davantage de conditions pour travailler. Nous voulons donc vous dire un mot de sincère remerciement, en promettant de faire (ou d’essayer de faire) une publication à la hauteur des attentes.

08.01.2013 | par Buala

La grève des travailleurs sans papiers : une aventure inédite

La grève des travailleurs sans papiers : une aventure inédite Qu’est ce que « travailler sans papiers » veut dire ? Après une relative éclipse durant les décennies 1980/90, au profit d’une focalisation de l’attention sur l’immigration comme « source de problèmes », y a-t-il eu, grâce à la grève des sans-papiers, un retour dans le débat public à la figure de l’immigré comme travailleur1? Telles sont les principales questions que les auteurs posent dans le cadre d’un contexte où la valeur travail occupe toujours une place centrale dans l’organisation sociale.

14.12.2012 | par Inês Espírito Santo

CORPS en revue, nouveau projet BUALA

CORPS en revue, nouveau projet BUALA  Réfléchir sur le corps est une nécessité stratégique, une volonté de s’interroger sur les processus normatifs d’exclusion, de naturalisation et de production, de stimuler de nouvelles façons d’être dans le monde, de nouveaux sentiments, d’ouvrir l’horizon de la pensée sur le corps. L’idée est d’insister moins sur la politique identitaire ou les prétentions identitaires (et sa subversion trompeuse) que sur la précarité et ses répartitions de la différence et l’exploration sur les cartes du pouvoir contemporain.

20.11.2012 | par Buala

Pour une histoire de l’alimentation au Portugal

Pour une histoire de l’alimentation au Portugal J. P de Lima-Reis est cependant plus précis sur la question du legs culinaire d’origine arabe fait au Portugal ; il signale les avancées techniques des Maures (présents en terre portugaise de 711 à 1249) en oléiculture et dans d’autres domaines tel que le broyage du millet ou la dessiccation de fruits (figues notamment) , il enregistre l’introduction de nouvelles combinaisons d’ingrédients dans le savoir-faire des natifs de l’époque comme la panade (açorda), la pérennité de certains plats qui sont devenus emblématiques d’une région (almôndegas ou xarém en Algarve, almorretas en Tras-os-Montes) ou encore l’évolution des manières de table orienté vers un raffinement de plus en plus évident parmi les gens de cour ou de la haute noblesse

07.11.2012 | par Gérard Chalendar et Pierrette Chalendar

Être esclave. Tableaux d’un quotidien : des travaux et des jours.

Être esclave. Tableaux d’un quotidien : des travaux et des jours. Combien arrivaient, combien étaient exportés, les pourcentages donnés pour la population du royaume et par métiers étaient tels qu’ils n’étaient qu’exceptionnellement connus et la plupart du temps de façon approximative. Cependant, en nombre moindre ou supérieur, cette minorité a marqué sa présence dans la société portugaise et a contribué à modeler les comportements, à créer des habitudes et à imposer des attitudes. Son existence a laissé des marques profondes, certaines encore présentes dans notre quotidien.

13.09.2012 | par Maria do Rosário Pimentel

La BD Populaire en Guinée Bissau

La BD Populaire en Guinée Bissau Du fait de son histoire et de son enclavement géographique et linguistique, la Guinée Bissau, petit pays lusophone de 36 125 km2, a toujours eu un destin singulier sur le continent. Il s'y est développé, de manière exclusive, une des formes de 9ème art les plus originales d'Afrique. Situé en Afrique de l'Ouest. Coincé entre deux pays francophones : le Sénégal et la République de Guinée, le pays a obtenu son indépendance en 1974 après une guerre meurtrière de 12 années.

22.06.2012 | par Christophe Cassiau Haurie et Koffi Robert Amouzou

Quand les Auteurs de BD Racontent Leurs Pays

Quand les Auteurs de BD Racontent Leurs Pays Après quelques tentatives malheureuses dans les années 70 et 80 avec les éditions ABC et Fayolle, les auteurs de bande dessinée recommencent à s'intéresser à l'histoire de leur pays respectif. Retour sur un tout nouveau phénomène, en cours de se développement, pour le plus grand bonheur des lecteurs.

22.06.2012 | par Christophe Cassiau-Haurie

La BD Congolaise, Fille Aînée de la BD Belge?

La BD Congolaise, Fille Aînée de la BD Belge? La république démocratique du Congo est le plus grand vivier du 9e art en Afrique. Plus de la moitié des auteurs de BD du continent sont issus de ce pays. Cette situation reste une énigme pour beaucoup d'observateurs et de spécialistes. Notre collaborateur, Christophe Cassiau-Haurie, tente d'expliquer ce phénomène.

22.06.2012 | par Christophe Cassiau Haurie

Un exode fictif à savourer dans la fournaise des révolutions arabes

Un exode fictif à savourer dans la fournaise des révolutions arabes Il me semble que nous nous éloignons chaque fois un peu plus de la compréhension de la portée révolutionnaire des revendications que le peuple tunisien, égyptien, syrien, et les autres nous le montrent chaque jour qui passe. Finalement, la révolution c’est aussi ça…la transgression à la norme, le piétinement d’une frontière. Comme m’a expliqué un chauffeur de taxi à Tunis quand il ne s’est pas arrêté à un feu rouge.

19.03.2012 | par Inês Espírito Santo

Lusophonie, identité et diversité dans la société digitale

Lusophonie, identité et diversité dans la société digitale La lusophonie, comme communauté imaginée, détermine une idée qui peut être approchée de différents points de vue. En étant un projet avec un passé de cinq siècles – basé sur le commun dénominateur constitué par la langue portugaise – la lusophonie est, simultanément, un projet dispersé par différents espaces dans tous les continents du monde, dans lesquels habitent citoyens de différentes races et cultures. Ce qui nous intérêt, pourtant, est conduire une réflexion qui nous permette de comprendre la complexe construction de la lusophonie dans la contemporanéité, pour la prévoir dans le futur.

13.09.2011 | par Lurdes Macedo

Localisation!: une chance pour la lusophonie

Localisation!: une chance pour la lusophonie Plus le web se mondialise, plus il se démocratise, plus on a de chance de faire survivre des cultures autrefois noyées dans une hégémonéïsation américaine. La culture américaine bénéficiait d’un contrôle des technologies, des médias et une force de frappe marketing digne d’un rouleau compresseur. Aujourd’hui, chaque territoire linguistique a les moyens de communiquer à égalité vers sa communauté. Plus les lusophones créeront des pages webs persos, plus ils consommeront ou s’informeront sur des sites locaux, moins nos cultures seront menacées.

26.04.2011 | par Vincy Thomas