Compte Rendu a " Geometrias da Memória: configurações pós-coloniais "

Compte Rendu a " Geometrias da Memória: configurações pós-coloniais " Les organisateurs du livre font appel à un travail de la mémoire, où l’articulation avec une réflexion postcoloniale permettrait de rendre justice et reconstruire la narrative de la “relation de l’Europe et ses nombreux autres” (p.7). Le projet rend compte du Portugal, de la France et de la Belgique et de l’articulation de la mémoire coloniale et des procès de décolonisation de la génération suivante (détenteurs de la post-mémoire).

28.04.2017 | par Fernanda Vilar

L'univers fabuleux d'Amadou Hampâté Bâ. D'une relation singulière entre l'écrivain et son lecteur.

L'univers fabuleux d'Amadou Hampâté Bâ. D'une relation singulière entre l'écrivain et son lecteur. L’œuvre de l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ révèle sa volonté de contribuer à la construction d'un discours qui permette d’insérer l'Afrique dans un cadre universel. Dans cet objectif, il choisit de réactualiser la littérature orale. Chercheur infatigable, il recueille tout au long de sa vie un ensemble de traditions et de connaissances ancestrales à travers ses contes, ses récits initiatiques ou historiques, ses portraits de personnages, qu'il écrit en français pour un public de culture occidentale.

28.04.2015 | par Fernanda Murad Machado

L'immigration au croisement des discours

L'immigration au croisement des discours C'est une relation complexe, où la rhétorique officielle sur l'immigration est marquée par l'agenda médiatique, et se laisse pénétrer par les questions et concepts venus des sciences sociales : des expressions comme " multiculturalité ", " dialogue interculturel ", " minorités ethniques ", " intégration " ou " gestion de la diversité ", empruntés aux sciences sociales, sont par exemple entrés dans le vocabulaire politique et médiatique.

19.02.2015 | par Bruno Peixe Dias et Nuno Dias

Le luso-tropicalisme, ou le colonialisme portugais sur le tard

Le luso-tropicalisme, ou le colonialisme portugais sur le tard Cet article présente et analyse comment, pendant la période qui suit la Seconde Guerre mondiale, l'Estado Novo portugais s'est servi du luso-tropicalisme, « presque-théorie » développée par le scientifique social brésilien Gilberto Freyre (Recife, 1900-1987) sur la relation du Portugal avec les tropiques.

09.02.2015 | par Cláudia Castelo

Adriano Mixinge, un nouveau moraliste ?

Adriano Mixinge, un nouveau moraliste ? l ne s'agit pas de provoquer les représentants de l'ordre par des actes choquants ou incivils comme le faisaient les dadaïstes dans les années 1925-30 (il y a même, dit le texte (p.28), des sympathisants parmi la police) mais d'obtenir une reconnaissance qu'un grand nombre de citoyens appellent de leurs vœux (même si leur accord demeure encore tacite) sur un mouvement qui n'est autre qu'un mouvement de libération à la fois nationale et personnel.

30.01.2015 | par Pierrette Chalendar et Gérard Chalendar

Le racisme commence-t-il là où s'arrête la culture ?

Le racisme commence-t-il là où s'arrête la culture ? De toutes les anciennes puissances coloniales, le Portugal est un des pays où le débat sur le racisme reste des plus flous : il repose sur une chimère historique dont fait partie le luso-tropicalisme, théorie qui avance que le colonialisme portugais, comparé au reste des violations coloniales, aurait été le plus généreux et le moins violent. Cette prémisse solide d'une fourberie historique, minée d'hypocrisie et de cynisme politiques, gagna au fur et à mesure en sédimentation idéologique, rendant difficile un débat sérieux et frontal sur le racisme. Au Portugal, le racisme et sa négation sont structurels dans la confrontation idéologique sur la place de la différence dans une société potentiellement et structurellement raciste, car structurellement et historiquement coloniale.

29.01.2015 | par Mamadou Ba

Le grand retour des fantasmes du colonialisme

Le grand retour des fantasmes du colonialisme Dans l'actualité, la situation subalterne dans laquelle le capitalisme a poussé tous ses subordonnés, en d'autres termes, presque toute l'humanité, nous fait penser qu'elle se dirige peut-être vers un « devenir-noir » à l'échelle globale, qui n'identifie plus seulement toutes les personnes d'origine africaine mais toute l'humanité se trouvant dans une situation de subordonné : sans papiers, sans travail, manipulés par d'immenses bases de données enregistrées dans des ordinateurs, les immigrés africains autant qu'européens sont tous des « hommes-jetables » contraints au nomadisme, qui vendent leur créativité et leur force de travail à ceux qui leur sont indifférents, les puissants, avec toute leur indifférence et toute leur ignorance.

15.01.2015 | par António Pinto Ribeiro

Le français, la francophonie et nous

Le français, la francophonie et nous Ce texte restitue et remet en cause un certain rapport que le locuteur africain francophone a généralement vis-à-vis de la langue française. Il appelle à « humaniser » le français, à le faire descendre du piédestal sur lequel il a été mis afin de le ramener à ses justes proportions. Survalorisé sous certains cieux africains, le français a en effet tous les caractères d’un mythe tout-puissant. Il fait office de signe extérieur de savoir, confère le prestige et ouvre les portes du pouvoir. Raison pour laquelle il serait nécessaire de le démythifier afin de mettre à nu le « poison mortel » qu’il renferme et qu’il instille dans certaines consciences sur le continent.

14.12.2014 | par Khadim Ndiaye

Le deni par le silence…Les Africains et le génocide des Tutsi

Le deni par le silence…Les Africains et le génocide des Tutsi Mercredi 6 avril 1994. La nuit tombe sur Kigali. Au-dessus de la piste de l’aéroport Grégoire Kayibanda, un petit avion débute ses manœuvres d’approche. C’est le Falcon 50 de Juvénal Habyarimana, cadeau personnel de François Mitterrand, qui a également mis à sa disposition un équipage français composé des pilotes Jacky Héraud et Jean-Pierre Minaberry et du mécanicien navigant Jean-Michel Perrine. Le président rwandais revient de Dar es Salam.

13.12.2014 | par Boubacar Boris Diop

Plateformes angolaises pour l’apprentissage de langues nationales

Plateformes angolaises pour l’apprentissage de langues nationales  Pourquoi en Angola, pays aux nombreuses langues, les écrivains utilisent uniquement le portugais? Au cours de l’année 2013, et afin d’essayer de contrarier le processus, diverses initiatives online sont apparues, créées par des jeunes à l’affût des technologies considérées comme un défi pour la promotion et la sauvegarde des langues nationales ; Actuellement, un projet en phase initiale, du nom de Evalina, paraît favoriser l’apprentissage des langues nationales angolaises d’une façon novatrice, sans coût et à la portée de tous ceux qui ont un accès Internet

28.01.2014 | par Global Voices (Vozes Globais) et Mário Lopes

Après l’élection d’Obama, il est plus difficile de parler de race en Amérique

Après l’élection d’Obama, il est plus difficile de parler de race en Amérique La question raciale est devenue « l’éléphant dans un magasin de porcelaine », pour employer un colloquialisme américain : un sujet dont personne ne parle ouvertement mais omniprésent et inévitable. C’est aussi pour cela qu’il est devenu difficile de mesurer ou de prouver que les gens parlent de race quand ils n’en parlent pas. Parmi la communauté afro-américaine, certains résistent au fait que l’opposition vis-à-vis d’Obama soit motivée surtout par un sentiment d’inconfort racial- car cela amènerait la gauche américaine à éviter, dans le futur, de choisir d’autres candidats noirs.

26.03.2013 | par Kathleen Gomes

Amílcar Cabral a été assassiné il y a 40 ans - conversations a propos de Amílcar

Amílcar Cabral a été assassiné il y a 40 ans - conversations a propos de Amílcar Patiemment : comme il a convaincu les parents, même ceux de religion musulmane, que les filles devaient étudier comme les garçons. Comme il a réussi à imposer, dans les comités des zones libres, la présence de femmes. Même s’il a dû accepter que, dans la milice, les combattantes se limitent à la défense des villages. C’est de lui, de l’ingénieur agronome connaisseur des différents peuples de Guinée, qu’est venu le mot d’ordre, suite du massacre de Pidjiquiti : déplacer la lutte vers les champs, procéder à la mobilisation des paysans. Un mot d’ordre qui, à l’époque de son assassinat, le 20 janvier 1973, était sur le point de porter ses fruits, avec la proclamation de l’indépendance.

24.03.2013 | par Diana Andringa

L’apartheid en Afrique du Sud n’est pas mort

L’apartheid en Afrique du Sud n’est pas mort L’assassinat de 34 mineurs par la police sud-africaine, touchés dans le dos pour la plupart d’entre eux, en finit avec l’illusion de la démocratie postapartheid et révèle le nouvel apartheid mondial pour lequel l’Afrique du Sud est le modèle tant historique que contemporain.

22.03.2013 | par John Pilger

A la recherche d’une poétesse et d’un espoir angolais

  A la recherche d’une poétesse et d’un espoir angolais « J’étais allé rendre visite à Lídia, qui logeait dans l’appartement de Paulete, et je n’en suis plus sorti. Les coups de feu paraissaient venir de toute part », écrit le narrateur de « Estação das Chuvas ». « La télévision montrait des images de guerre. Des enfants avec des lacets rouges attachés autour de la tête, des walkmans dans les oreilles, des cartouchières de munitions croisées sur la poitrine. (…) Lídia ne voulait pas regarder la télévision. Pendant ces trois jours, elle s’est enfermée dans sa chambre pour écrire. (…) Quand les coups de feu se sont arrêtés, je suis sorti avec elle.

19.02.2013 | par Susana Moreira Marques

Financement collectif – Merci à tous !!!!

Financement collectif – Merci à tous !!!! nous avons lancé une campagne de collecte de fonds, sur Massivemov, afin de produire notre première publication sur papier. Tout au long de l’année 2013, l’équipe BUALA va travailler, pour la première fois, sur une thématique spécifique, le Corps, sans abandonner le travail d’archives. La campagne s’est très bien déroulée, reflet de la grande adhésion et générosité des lecteurs, des collaborateurs, des institutions partenaires et surtout des amis dévoués, ceux qui en plus nous ont contaminés pour porter plus avant projets et volontés. Maintenant nous avons plus davantage de conditions pour travailler. Nous voulons donc vous dire un mot de sincère remerciement, en promettant de faire (ou d’essayer de faire) une publication à la hauteur des attentes.

08.01.2013 | par Buala