Le français, la francophonie et nous

Le français, la francophonie et nous Ce texte restitue et remet en cause un certain rapport que le locuteur africain francophone a généralement vis-à-vis de la langue française. Il appelle à « humaniser » le français, à le faire descendre du piédestal sur lequel il a été mis afin de le ramener à ses justes proportions. Survalorisé sous certains cieux africains, le français a en effet tous les caractères d’un mythe tout-puissant. Il fait office de signe extérieur de savoir, confère le prestige et ouvre les portes du pouvoir. Raison pour laquelle il serait nécessaire de le démythifier afin de mettre à nu le « poison mortel » qu’il renferme et qu’il instille dans certaines consciences sur le continent.

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14.12.2014 | par Khadim Ndiaye

Le deni par le silence…Les Africains et le génocide des Tutsi

Le deni par le silence…Les Africains et le génocide des Tutsi Mercredi 6 avril 1994. La nuit tombe sur Kigali. Au-dessus de la piste de l’aéroport Grégoire Kayibanda, un petit avion débute ses manœuvres d’approche. C’est le Falcon 50 de Juvénal Habyarimana, cadeau personnel de François Mitterrand, qui a également mis à sa disposition un équipage français composé des pilotes Jacky Héraud et Jean-Pierre Minaberry et du mécanicien navigant Jean-Michel Perrine. Le président rwandais revient de Dar es Salam.

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13.12.2014 | par Boubacar Boris Diop

Plateformes angolaises pour l’apprentissage de langues nationales

Plateformes angolaises pour l’apprentissage de langues nationales  Pourquoi en Angola, pays aux nombreuses langues, les écrivains utilisent uniquement le portugais? Au cours de l’année 2013, et afin d’essayer de contrarier le processus, diverses initiatives online sont apparues, créées par des jeunes à l’affût des technologies considérées comme un défi pour la promotion et la sauvegarde des langues nationales ; Actuellement, un projet en phase initiale, du nom de Evalina, paraît favoriser l’apprentissage des langues nationales angolaises d’une façon novatrice, sans coût et à la portée de tous ceux qui ont un accès Internet

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28.01.2014 | par Global Voices (Vozes Globais) et Mário Lopes

Révolution et cinéma : l’exemple portugais - Colloque international

Révolution et cinéma : l’exemple portugais - Colloque international In contemporary Portuguese cinema, the question is to know how to represent the revolution. How can the revolution’s temporality be reconfigured in the present? How can it be made present and not past? How can the archives of the revolution’s political strength be restored? If the crossing of history is always a critical operation and if the historical approach implies a process of identification with past events, for contemporary Portuguese filmmakers — especially the children of the revolution — these vast archives and this impressive cinematic corpus place the question outside of the reach of any historicism.

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27.10.2013 | par Raquel Schefer

Après l’élection d’Obama, il est plus difficile de parler de race en Amérique

Après l’élection d’Obama, il est plus difficile de parler de race en Amérique La question raciale est devenue « l’éléphant dans un magasin de porcelaine », pour employer un colloquialisme américain : un sujet dont personne ne parle ouvertement mais omniprésent et inévitable. C’est aussi pour cela qu’il est devenu difficile de mesurer ou de prouver que les gens parlent de race quand ils n’en parlent pas. Parmi la communauté afro-américaine, certains résistent au fait que l’opposition vis-à-vis d’Obama soit motivée surtout par un sentiment d’inconfort racial- car cela amènerait la gauche américaine à éviter, dans le futur, de choisir d’autres candidats noirs.

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26.03.2013 | par Kathleen Gomes

L’homme aux semelles de poussières

L’homme aux semelles de poussières Cette identité mise en scène se rempli du plein apporté grâce au frottement de ce corps et de sa perception à celle des autres. Il réussit à faire émerger un tiers-espace où l’identité subjective et subversive peut s’exprimer. Ce tiers-espace devient une dimension imaginaire de son art où la multiplicité des regards est possible. Son art est le pur produit de ce qu’Edouard Glissant revendiquait déjà dans ses textes : créer une identité-rizhome afin d’« échapper à l’œil du maître ».

Corps

26.03.2013 | par Joanna Espinosa

Amílcar Cabral a été assassiné il y a 40 ans - conversations a propos de Amílcar

Amílcar Cabral a été assassiné il y a 40 ans - conversations a propos de Amílcar Patiemment : comme il a convaincu les parents, même ceux de religion musulmane, que les filles devaient étudier comme les garçons. Comme il a réussi à imposer, dans les comités des zones libres, la présence de femmes. Même s’il a dû accepter que, dans la milice, les combattantes se limitent à la défense des villages. C’est de lui, de l’ingénieur agronome connaisseur des différents peuples de Guinée, qu’est venu le mot d’ordre, suite du massacre de Pidjiquiti : déplacer la lutte vers les champs, procéder à la mobilisation des paysans. Un mot d’ordre qui, à l’époque de son assassinat, le 20 janvier 1973, était sur le point de porter ses fruits, avec la proclamation de l’indépendance.

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24.03.2013 | par Diana Andringa

L’apartheid en Afrique du Sud n’est pas mort

L’apartheid en Afrique du Sud n’est pas mort L’assassinat de 34 mineurs par la police sud-africaine, touchés dans le dos pour la plupart d’entre eux, en finit avec l’illusion de la démocratie postapartheid et révèle le nouvel apartheid mondial pour lequel l’Afrique du Sud est le modèle tant historique que contemporain.

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22.03.2013 | par John Pilger

Rééducation de femmes, entretien avec Licínio Azevedo à propos du film ‘ Virgem Margarida’

Rééducation de femmes, entretien avec Licínio Azevedo à propos du film  ‘ Virgem Margarida’ A violência do conflito e os desafios quotidianos impostos pela natureza hostil acabam por aproximar os pólos opostos, que se descobrem prisioneiros das mesmas cadeias. Juntas, militares e prostitutas acabam por se opor a um comando superior que se revela verdadeiramente corrupto e optam pelo perigoso caminho da sua libertação.

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19.02.2013 | par vários

1er appel – réflexion sur le corps - CORPS et PRÉCARITÉ

1er appel – réflexion sur le corps - CORPS et PRÉCARITÉ De telles vies peuvent être affectées sans être l’objet d’un « duel », la précarité est nécessaire pour la protection du style de vie ou de la vie d’autres sujets. On ne peut donc pas penser au corps sans tenir compte des conditions qui le rendent vulnérable à la précarité, que ce soit des questions relatives au genre, à l’origine, à l’orientation sexuelle, à la sexualité, à la classe sociale, à la race, à la différence culturelle, à la maladie, à l’incapacité, à l’aspect physique ou à l’âge. Dans ce sens, nous prétendons insister moins sur la politique identitaire ou sur les prétentions identitaires (et sa subversion trompeuse) et plus sur la précarité et ses distributions de la différence et de l’exploration sur les cartes du pouvoir contemporain.

Corps

19.02.2013 | par Buala

A la recherche d’une poétesse et d’un espoir angolais

  A la recherche d’une poétesse et d’un espoir angolais « J’étais allé rendre visite à Lídia, qui logeait dans l’appartement de Paulete, et je n’en suis plus sorti. Les coups de feu paraissaient venir de toute part », écrit le narrateur de « Estação das Chuvas ». « La télévision montrait des images de guerre. Des enfants avec des lacets rouges attachés autour de la tête, des walkmans dans les oreilles, des cartouchières de munitions croisées sur la poitrine. (…) Lídia ne voulait pas regarder la télévision. Pendant ces trois jours, elle s’est enfermée dans sa chambre pour écrire. (…) Quand les coups de feu se sont arrêtés, je suis sorti avec elle.

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19.02.2013 | par Susana Moreira Marques

Financement collectif – Merci à tous !!!!

Financement collectif – Merci à tous !!!! nous avons lancé une campagne de collecte de fonds, sur Massivemov, afin de produire notre première publication sur papier. Tout au long de l’année 2013, l’équipe BUALA va travailler, pour la première fois, sur une thématique spécifique, le Corps, sans abandonner le travail d’archives. La campagne s’est très bien déroulée, reflet de la grande adhésion et générosité des lecteurs, des collaborateurs, des institutions partenaires et surtout des amis dévoués, ceux qui en plus nous ont contaminés pour porter plus avant projets et volontés. Maintenant nous avons plus davantage de conditions pour travailler. Nous voulons donc vous dire un mot de sincère remerciement, en promettant de faire (ou d’essayer de faire) une publication à la hauteur des attentes.

À lire

08.01.2013 | par Buala

La grève des travailleurs sans papiers : une aventure inédite

La grève des travailleurs sans papiers : une aventure inédite Qu’est ce que « travailler sans papiers » veut dire ? Après une relative éclipse durant les décennies 1980/90, au profit d’une focalisation de l’attention sur l’immigration comme « source de problèmes », y a-t-il eu, grâce à la grève des sans-papiers, un retour dans le débat public à la figure de l’immigré comme travailleur1? Telles sont les principales questions que les auteurs posent dans le cadre d’un contexte où la valeur travail occupe toujours une place centrale dans l’organisation sociale.

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14.12.2012 | par Inês Espírito Santo

Tabou de Miguel Gomes

Tabou de Miguel Gomes vision réductrice et condescendante d'une Afrique pseudo-paradisiaque, nous la célébrons encore en nous émerveillant sur Out of Africa et tous ses avatars d'aventure et d'exotisme où l'Africain n'est qu'un décor, tout comme nous suivons avec volupté les amours incestueux de Ventura et Aurora dans une Afrique de carton-pâte. Gomes nous emmène ainsi avec habileté sur le terrain glissant de nos visions post-coloniales. Il le fait avec une impressionnante liberté, la sienne qui respecte la nôtre, une façon d'affirmer sa foi dans le cinéma des origines, celui de Murnau

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12.12.2012 | par Olivier Barlet

‘Reine Nzinga’ en exposition à Londres

‘Reine Nzinga’ en exposition à Londres C’est à Luanda, lors d’une promenade en compagnie d’un ami sur la place Kinaxixi que j’ai vu pour la première fois la Reine Nzinga de Matamba. Nous nous sommes arrêtés pour admirer l’imposante statue de bronze érigée en hommage à la reine du peuple Mbundu du XII° siècle qui, outre le fait de combattre les armées portugaises, a aussi provoqué la consternation de son propre peuple par son rôle significatif dans le développement de la traite des esclaves en Angola. J’ai tout de suite été impressionnée par cette statue, alors que mon ami, un journaliste angolais, l’était beaucoup moins. « Dans la vraie vie, on aurait vu ses seins » dit-il. « Là, ils ont été recouverts pour apaiser nos sensibilités modernes ».

Tête-à-tête

20.11.2012 | par Lara Pawson