L'écrivain sénégalais revient sur les circonstances du drame à l'origine du génocide qui a secoué le Rwanda en 1994 et fait huit cent mille morts exterminés à la machette en 100 jours.
04.02.2012 | par Boubacar Boris Diop
Au cours du dernier siècle – et surtout depuis la fin de la Guerre froide – le monde a changé comme peut-être jamais avant au cours de l’histoire humaine. Il en est de même de l’Afrique. Loin d’être le village continental que l’on se plaît à imaginer, elle s’est littéralement atomisée. Ses Etats se tournent le dos et ses populations ont, pour des raisons pratiques, le plus grand mal à se rencontrer. Il faut en prendre acte. La meilleure façon de forcer les portes de l’avenir, c’est de faire au moins palabrer nos imaginaires.
20.01.2011 | par Boubacar Boris Diop
On peut pourtant être sûr, en attendant, que chaque fois que l’Algérie, le Cameroun, le Ghana, la Côte-D’ivoire et le Nigeria descendront sur la pelouse de Soccer City ou de Peter Mokaba Stadium, le public va les soutenir par un fraternel et tonitruant concert de vuvuzelas. Double jeu? Non: plutôt, semble-t-il, la schizophrénie d’une société profondément fracturée pendant si longtemps...
14.06.2010 | par Boubacar Boris Diop
Je déteste l'idée qui fait de la vie en Afrique un simple dépouillement : celle d'un estomac vide et d'un corps nu attendant d'être nourri, vêtu, soigné ou logé. C'est une conception ancrée dans l'idéologie et la pratique du "développement", allant complètement à l'encontre de l'expérience personnelle quotidienne des gens avec le monde immatériel de l'esprit, en particulier lorsqu'elle se manifeste dans des conditions de précarité extrême et d'incertitude radicale. Ce genre de violence métaphysique et ontologique a longtemps été un aspect fondamental de la fiction du développement que l'Occident cherche à imposer à ceux qu'il a colonisés. Nous devons nous y opposer et résister à de telles formes sournoises de déshumanisation.
09.06.2010 | par Achille Mbembe
Lily va à l’église, elle prie tant qu’elle peut, puis elle se demande quand donc ce p*** de Jésus va se décider à venir frapper à sa porte : toc toc toc...
12.04.2010 | par Barthélémy Toguo