René Tavares: "(In)achevé"

René Tavares: "(In)achevé" "René Tavares traduit en des traits, des lignes et des taches une synthèse personnelle de sa propre identité, toujours dans le processus (« inachevé »), se positionnant en constant mouvement entre des références passées et présentes". La dernière exposition de l'artiste chez Galeria Bozart (Lisbonne).

Tête-à-tête

07.10.2010 | par Lúcia Marques

"J'aime regarder fixement les choses". Entretien avec Admas Habteslasie

"J'aime regarder fixement les choses". Entretien avec Admas Habteslasie Conversation avec Admas Habteslasie au sujet de son passionnant "Limbo" : un travail photographique de longue haleine qui explore des paysages et certains aspects de l'histoire récente de l'Erythrée à travers trois chapitres successifs : Passé, Futur et Présent. Dans la tradition de la photographie documentaire, Habteslasie construit une œuvre sensible et puissante sur un pays mal connu.

Tête-à-tête

07.10.2010 | par Marian Nur Goni

Ciudad Sur de Pablo Brugnoli

Ciudad Sur de Pablo Brugnoli Réflexions sur l’entretien et la conférence CIUDAD SUR donnée par Pablo Brugnoli le 26 juin dans le cadre de « PRÓXIMO FUTURO/NEXT FUTURE», Programme Gulbenkian de Culture Contemporaine. D’après Pablo Brugnoli, CIUDAD SUR découle d’idées, de pratiques et de projets de divers collectifs d’architectes et d’artistes, grâce à des travaux récents de réinterprétation de certaines villes du cône sud de l’Amérique (Argentine, Brésil, Chili et Uruguay). C’est en pariant sur la valorisation de la reconstruction communautaire - qu’elle s’applique aux pratiques ou aux dynamiques sociales et culturelles – que les liens qui les unissent se sont tissés.

La ville

05.10.2010 | par Cristina Salvador

Luanda, tournée vers le futur, néglige son patrimoine architectural

Luanda, tournée vers le futur, néglige son patrimoine architectural Les « sobrados » sont les dernières maisons qui datent de l’époque de l’esclavage. « Le plancher de ces maisons était fait avec du bois dont on remplissait les cales des navires d’esclaves qui revenaient à vide du Brésil, raconte Ângela Mingas. Et les murs étaient en pisé (une technique à base de terre crue), ils étaient fabriqués avec un mélange de terre et de coquillages ramassés par les pêcheurs d’Ilha. Ce sont des caractéristiques qu’on ne retrouvera jamais… ».

La ville

30.09.2010 | par Cécile de Comarmond

Ruy Duarte dans les marges de la terre angolaise

Ruy Duarte dans les marges de la terre angolaise A travers les proverbes et autres manifestations collectives de leur culture, il s'ouvre à une voix impersonnelle capable de capter aussi bien les observations les plus terre à terre ayant trait à la vie de tous les jours que les mythes fondateurs de la culture locale. Son discours n'a rien de dogmatique ; il donne à lire les réflexions de l'auteur sur son propre travail, sa peur obsessionnelle de trahir ou de méconnaître tel ou tel événement, tel ou tel comportement, la joie ressentie en ayant le sentiment d'avoir pénétré ce qu'est la beauté féminine, d'avoir mesuré l'importance des transhumances, d'être parvenu à faire d'une zone désertique son ère de vie matérielle et intellectuelle.

Ruy Duarte de Carvalho

23.09.2010 | par Gérard Chalendar et Pierrette Chalendar

Rencontres PICHA Biennale de Lubumbashi

Rencontres PICHA Biennale de Lubumbashi Célébrer le centenaire de Lubumbashi revient ainsi à rappeler un demi-siècle d’expansion coloniale et industrielle qui est allée de pair avec une forte ségrégation dont on retrouve les traces dans l’urbanisme (voir les travaux de Johan Lagae) et les troubles sociaux qui ont surgi immédiatement après la seconde guerre mondiale. Mais les cinquante dernières années marquent également la « nationalisation », après les indépendances, de la ville par les Congolais. L’indépendance congolaise s’accompagnera immédiatement par de fortes tensions entre différentes factions qui aboutiront entre autres à la sécession katangaise, onze jours à peine après que la Belgique aura officiellement reconnu la souveraineté du peuple congolais.

Je vais visiter

14.09.2010 | par association PICHA

Dites simplement la vérité

Dites simplement la vérité Les films nous racontent des histoires, mais les films aussi c'est nous-mêmes. Il faut savoir que quand on a un film à faire, la chose dont vous voulez parler, faut que vous la portiez en vous. Les projets doivent être personnels, personne ne vous a demandé de raconter cette histoire, alors il faut expliquer pourquoi vous la racontez.

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22.08.2010 | par Samba Félix Ndiaye

Les processus socio-historiques à l'œuvre dans les arts contemporains africains

Les processus socio-historiques à l'œuvre dans les arts contemporains africains Les arts africains contemporains sont le produit d'un processus sociohistorique, dont il faut tenir compte de la dynamique. S'il est vrai que la globalisation, caractéristique principale de notre époque, n'est pas un phénomène exclusif du XXème siècle ou du 21ème siècle, mais que celle-ci apparaît à chaque fois que la technique permet une invention qui donne lieu à de nouvelles possibilités de relations et de sociétés, nous devons admettre que sous sa nouvelle formule, la globalisation a apporté des bouleversements qui ont modifié notre conception du monde ainsi que la manière dont il faut le construire.

À lire

12.08.2010 | par Boubacar Traoré

EDOUARD GLISSANT : UN MONDE EN RELATION première mondiale du film de Manthia Diawara

EDOUARD GLISSANT : UN MONDE EN RELATION première mondiale du film de Manthia Diawara Le changement ? Il passe par l'acceptation de l'Autre dans son opacité, que revendique Glissant haut et fort, à travers une extraordinaire histoire de brocoli qu'il revendique de ne pas aimer sans savoir pourquoi ! Le raciste est celui qui refuse ce qu'il ne comprend pas. La barbarie est d'imposer à l'autre sa propre transparence. Les frontières ? Elles devraient être perméables pour les migrants mais ne devraient pas être abolies, pour préserver la saveur de chaque atmosphère. Alors, des archipels de petits pays pourront tourner le dos au pouvoir et à la puissance pour vivre ensemble la complexité dans le grand tremblement du monde…

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10.08.2010 | par Olivier Barlet

Quelque part entre l'Afrique et l'Europe – entretien avec Ângela Ferreira

Quelque part entre l'Afrique et l'Europe – entretien avec Ângela Ferreira J'ai une relation très forte avec l'Afrique, plus précisément la zone sud de l'Afrique, où j'inclus le Mozambique, où je suis née, et l'Afrique du Sud, ainsi qu'avec cette partie ibérique de l'Europe. Si je devrais me définir culturellement, je dirais que mes références se trouvent quelque part entre ces deux zones du monde.

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01.08.2010 | par Lúcia Ramos Monteiro

Espèces d’espaces - Lieu, non-lieu et espaces identitaires dans trois vidéos d’Ângela Ferreira

Espèces d’espaces - Lieu, non-lieu et espaces identitaires dans trois vidéos d’Ângela Ferreira Lieu, non-lieu et espaces identitaires dans trois vidéos d’Ângela Ferreira « Untitled » (1998), « Pega » (2000), « Joal la Portugaise » (2004). Si l’œuvre d’Ângela Ferreira est marquée par une dualité territoriale, indissociable du parcours biographique de l’artiste, ses déplacements constants entre l’Afrique - Mozambique, Afrique du Sud - et l´Europe, c’est précisément cette dualité territoriale qui ouvre l’espace indéterminé de l’écriture-vidéo à l’histoire et qui amène à des questions liées à la géopolitique et à tout un travail de déconstruction de l’iconographie et de l’imaginaire coloniales et post-coloniales.

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01.08.2010 | par Raquel Schefer

De la colonisation à la convivialité

De la colonisation à la convivialité il n’existe pas vraiment de « conscience lusophone » sauf peut-être chez quelques intellectuels ou politiciens. L’Angolais ou le Mozambicain moyen, même artiste ou universitaire, n’utilisera jamais ce mot pour se définir, alors que pour un Africain francophone, le terme « francophonie » a du sens, et même une dimension politique supranationale.

À lire

31.07.2010 | par Ariel de Bigault

Les bouts de bois de Dieu de Ousmane Sembene

Les bouts de bois de Dieu de Ousmane Sembene Cinq mois de doutes, de misère, mais cinq mois d’échanges et de lutte. Lutte contre le monde colonial, brutal et complètement dépassé par le formidable espace de démocratie qui se crée en face de lui, dépassé par l’engouement populaire pour la lutte, et dont la seule réponse, avant de finalement admettre sa défaite, sera le refus de négocier et la violence. Mais si ce texte est si fort, c’est parce qu’il dépasse le cadre spatio-temporel de l’Afrique et nous montre ce que l’homme est capable de faire, de créer pour un idéal, pour ce qu’il considère comme juste, pour sa famille, pour lui-même et les générations futures.

À lire

23.07.2010 | par Pierre Gomel

Identités, causes et effets

Identités, causes et effets L’œuvre de Délio Jasse peut être lue sous le prisme quelque peu complexe de la théorie des discours postcoloniaux dans la mesure où ses images dégagent une identité de figures d’altérité. Cependant, cette simplification risque d’être réductrice si elle entre en dissonance avec le discours artistique où ses images, évidemment, s’insèrent.

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09.07.2010 | par Hugo Dinis

Le Dernier vol du flamant rose de João Ribeiro

Le Dernier vol du flamant rose de João Ribeiro Il faudra dès lors prendre le temps de redevenir un pays. Ce sera long mais d'autres flamants viendront. Ils sont si nombreux, comme dans ce premier plan du film. Ils guident les vivants. Dans la région de Tizangara, les pêcheurs les appellent "sauve-vie" : il suffit de suivre leur voix pour regagner la terre si l'on est perdu. La douce et belle musique d'Omar Sosa convie à donner le temps au temps.

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06.07.2010 | par Olivier Barlet